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Voiture électrique: greenwashing ou solution d'avenir ?

A l’utilisation, les voitures électriques n’émettent pas de CO2 et très peu de polluants. Mais il faut prendre en compte les émissions lors de la construction de la voiture et de sa batterie, 20 à 70% plus élevées que pour une voiture thermique selon la taille de la batterie[1], le changement de la batterie à intervalle régulier et la production de l’électricité elle-même.

Sur le long-terme, le bilan carbone de la voiture électrique est très dépendant du mix énergétique. En Allemagne, les centrales à charbon plombent les émissions de la voiture électrique (qui devient émettrice de 110 à 138g de CO2/km !). En France, le nucléaire émet peu de CO2, même si son cycle de vie (de l'extraction de l’uranium au démantèlement des centrales en fin de vie) n'est pas neutre. 

Cependant, on peut choisir un fournisseur d'électricité alternatif, Enercoop (mix énergétique 100% renouvelable, juste rémunération des producteurs, 57% des bénéfices réinvestis pour la maîtrise de l’énergie) ou autoproduire son électricité à l'aide de panneaux solaires. Enfin, on peut programmer la recharge de sa batterie entre minuit et 7h (on évite ainsi de surcharger le réseau et d'utiliser de l'énergie produite en renfort par des centrales à charbon). 

Les voitures électriques ne sont pas faites pour l'autoroute (la vitesse décharge rapidement leur batterie) et les longues distances ; elles restent davantage conçues pour les trajets quotidiens et urbains (le freinage recharge leur batterie !). Si leur autonomie s'est grandement améliorée ces dernières années, le recours au chauffage l'hiver ou aux essuie-glaces par temps de pluie peut réduire l'autonomie du véhicule jusqu'à 50%.[2] 

L’extraction du lithium pour les batteries est polluante, mais la production du carburant l'est autant et les voitures électriques utilisent moins de terres rares que les véhicules thermiques (cf les pots catalytiques) [3]Reste enfin le problème du recyclage des batteries, encore peu développé et incomplet.  

Les progrès technologiques sont cependant rapides et les voitures électriques pourraient accompagner la transition énergétique (recharge "intelligente" au moment où la consommation d'électricité est faible, seconde vie des batteries pour le stockage local des énergies renouvelables) .

En attendant, pour réduire son impact écologique, mieux vaut choisir un véhicule avec une batterie d'une capacité raisonnable (20 kWh pour un usage urbain ; 40 kWh pour les longs trajets) .

 

Hybrides : une solution ?

Les hybrides combinent thermique et électrique pour offrir une grande autonomie. Mais elles ont leurs défauts : plus coûteuses à l'achat, elles ont au final des émissions presque équivalentes à une voiture à essence performante (pour une empreinte écologique bien plus importante à la construction).

Concernant l'hydrogène, produit à partir de la molécule H2O qu’il faut donc séparer, il faudrait dépenser 2x plus d’électricité pour alimenter les voitures en hydrogène que pour faire le plein d'une électrique. Donc la solution ne semble pas plus écologique que la voiture électrique. Mais les recherches se poursuivent (batteries fonctionnant à partir de biomasse, de biogaz ou de magnésium, etc.) pour concevoir la voiture écologique de demain.  

En attendant, voilà la seule voiture écologique : www.youtube.com/watch?v=fM-HOn2iV-g

 

 

Choisir une voiture plus écologique

NB : ces données de consommation théoriques sont sous-estimées et négligent de nombreux facteurs : conduite en ville (consommation bien plus élevée), poids (plus une voiture est chargée, plus elle consomme), météo, climatisation/chauffage, mode de conduite, etc.

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La voiture écolo, ça existe ?

Pas vraiment… Même les voitures électriques ont une empreinte écologique importante. Il y a cependant des différences entre les modèles quand on compare les rejets de polluants et gaz à effet de serre ou la consommation de carburant. Soulignons que les voitures les plus sobres ne sont pas les plus chères, loin s'en faut. Pour l'achat d'un véhicule neuf, vous pourrez en outre compter sur un bonus de 150 à 6300€, calculé en fonction des émissions de CO2 et directement déductible (ou un malus de 150 à 8000€ en cas de fortes émissions).

NB : en échange de la mise à la casse d'une voiture diesel mise en circulation avant le 1er janvier 2006, il existe une aide supplémentaire de 3 700 € pour l'achat d'un véhicule électrique (soit 10 000 € de bonus),

Les émissions et consommations des voitures sont détaillées dans le guide de l'Ademe, disponible dans les points de vente ou sur www.ademe.fr

Ci-dessous, un bref comparatif des voitures diesel et essence, puis des informations sur les voitures électriques, hybrides et au gaz.

 

Ecartons d'emblée le diesel : il émet des particules fines cancérigènes et son carburant contient généralement une part d’huile de palme (cf ecologie-du-quotidien.puzl.com/huile-de-palme-deforestation). Le diesel émet aussi d'autres gaz à effet de serre que le CO2, comme le N02. Enfin, les moteurs diesels ne sont performants que sur de longues distances, quand le moteur est chaud. Leur consommation par km grimpe pour les courtes distances. Malheureusement, ces critères ne sont pas pris en compte dans le système bonus-malus qui ne vise que les réductions de CO2.

Si vous rêvez quand même de rouler au diesel, prenez un véhicule norme Euro 6. Le récent scandale sur les émissions des diesels ne permet pas de garantir que les émissions affichées auront un rapport avec les émissions réellement émises. 

 

En essence, on peut théoriquement descendre à 88g de CO2/km et 3,8 l. consommés aux 100 km (émissions moyennes d’une voiture essence : 140g de CO2). En roulant 20km/jour avec une voiture qui émet 10g de moins par km, vous réduisez vos émissions de 73kg de CO2 par an ! Pour des voitures de même type (citadines par exemple) vous pouvez émettre jusqu'à 2 fois moins de CO2 (pour un prix d'achat comparable et un coût d'utilisation réduit).

Le tableau ci-dessous permet de comparer selon le budget les voitures qui émettent et consomment le moins (en vert, les voitures qui ont reçu de bonnes critiques d’utilisateurs ou de revues, en rouge celles qui ont reçu de mauvaises évaluations).

 

Attention au nom précis du véhicule : la consommation varie beaucoup d'un modèle à l'autre.

A savoir : l’air conditionné (ou le chauffage) fait grimper en flèche vos émissions (+20 à 40% de carburant consommé).  Mieux vaut ouvrir les fenêtres…

L'éco-conduite permet de réduire la consommation de carburant. Voir par exemple : www.ecoconduite.org/intro.php  

ou www.consoglobe.com/25-conseils-reduire-consommation-essence-cg 

VOITURES AU GAZ NATUREL : UNE REELLE ALTERNATIVE 

 

Avantages du gaz  naturel par rapport au diesel ou à l’essence :

  • 95% d’émissions de particules fines en moins.
  • Réduction de 25% des émissions de CO2
  • Prix à la pompe 20% moins cher que le diesel ou l'essence
  • Consommation réduite40 à 60% en moins qu'une diesel ou essence.
  • Plein aussi rapide que pour les carburants classiques (contrairement au temps de recharge des véhicules électriques)
  • Réduit l’usure des moteurs, car le CNG produit moins de résidus de combustion
  • Peut également rouler au biogaz, obtenu à partir de la décomposition de déchets organiques, très écologique
  • Plus écologique qu'une voiture électrique à la construction

Inconvénients du gaz naturel ?

  • Réservoir volumineux et assez lourd
  • Nombre réduit de stations services dans les pays qui le proposent (Belgique, Italie, Allemagne, etc.) et quasi impossible en France pour un particulier
  • l'installation reste coûteuse (ou induit un surcoût à l'achat) - comptez 2000€ en plus, mais il y a souvent une aide ou un bonus écologique