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Voiture électrique: greenwashing ou solution d'avenir ?

A l’utilisation, les voitures électriques n’émettent pas de CO2 et très peu de polluants. Mais il faut prendre en compte les émissions lors de la construction de la voiture et de sa batterie, 20 à 70% plus élevées que pour une voiture thermique selon la taille de la batterie[1], la durée de vie de la batterie et la production de l’électricité elle-même.

Sur le long-terme, le bilan carbone de la voiture électrique est très dépendant du mix électrique : en Allemagne ou en Pologne, le charbon plombe ses émissions, tandis que son bilan carbone est très avantageux en France, Suisse, Belgique, Norvège et en Suède

On peut par ailleurs programmer la recharge de sa batterie entre minuit et 7h ou l'après-midi  (on évite ainsi de surcharger le réseau qui peut appeler en renfort des centrales fossiles lors des pics de consommation). 

Les voitures électriques ne sont pas faites pour l'autoroute (la vitesse décharge rapidement leur batterie) ; elles restent davantage conçues pour les trajets quotidiens et urbains (le freinage recharge leur batterie !). Si leur autonomie s'est grandement améliorée ces dernières années, le recours au chauffage l'hiver ou aux essuie-glaces par temps de pluie peut réduire l'autonomie du véhicule jusqu'à 50%.[2] 

L’extraction du lithium pour les batteries est polluante, mais la production du carburant l'est autant et les voitures électriques utilisent moins de terres rares que les véhicules thermiques (cf les pots catalytiques) [3]Reste enfin le problème du recyclage des batteries, encore peu développé et incomplet.  

Les progrès technologiques sont cependant rapides et les voitures électriques pourraient accompagner la transition énergétique (recharge "intelligente" au moment où la consommation d'électricité est faible, seconde vie des batteries pour le stockage local des énergies renouvelables) .

En attendant, pour réduire son impact écologique, mieux vaut choisir un petit véhicule avec une batterie d'une capacité raisonnable (20 kWh pour un usage urbain ; 40 kWh pour les longs trajets) .

 

Hybrides : une solution ?

Les hybrides combinent thermique et électrique pour offrir une grande autonomie. Mais elles ont leurs défauts : plus coûteuses à l'achat, elles ont au final des émissions presque équivalentes à une voiture à essence performante (pour une empreinte écologique bien plus importante à la construction).

Concernant l'hydrogèneil est actuellement produit à 95% à partir de sources d'énergie fossile (reformage du gaz naturel par de la vapeur d'eau surchauffée) et le rendement de l'hydrogène "vert" produit à partir de sources d'énergies renouvelables est encore assez faible. 

En attendant, voilà la seule voiture écologique : www.youtube.com/watch?v=fM-HOn2iV-g

 

 

Choisir une voiture plus écologique

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VOITURES AU GAZ NATUREL : UNE REELLE ALTERNATIVE ?

 

Présentée par les constructeurs comme émettant 95% de particules fines et 25% de COen moins, des tests en conditions réelles commandés par l'association Transport et environnement en septembre 2019 semblent contredire ces informations : le GNL émettrait jusqu'à 5 fois plus de NOx et presque autant de particules fines que le diesel. Quant à son bilan carbone global, il serait plutôt supérieur. Le biogaz (produit à partir de biodéchets) reste une piste intéressante, mais si son utilisation venait à se massifier, il faudrait avoir recours à des cultures dédiées pour le produire, ce qui impacterait négativement son bilan environnemental. 

Ecartons d'emblée le diesel : très émetteur de particules fines cancérigènes et de dioxyde d'azote, son carburant contient souvent une part d’huile de palme. Les moteurs diesels ne sont en outre performants que sur de longues distances, quand le moteur est chaud. Leur consommation par km grimpe en conduite urbaine. Malheureusement, ces critères ne sont pas pris en compte dans le système bonus-malus qui ne vise que les réductions de CO2.

Le récent scandale de "diesel gate" ne permet d'ailleurs pas de garantir que les émissions affichées auront un rapport avec les émissions en condition réelle ! 

 

En essence, on peut théoriquement descendre à 88g de CO2/km et 3,8 l. consommés aux 100 km (émissions moyennes d’une voiture essence : 140g de CO2). Pensez à vérifier la consommation du véhicule avant achat et à privilégier des véhicules compacts et légers. Vous pouvez réduire de 2 à 3 fois vos émissions de COpour un prix d'achat parfois inférieur et un coût réduit à l'usage.

 

Les émissions et consommations des voitures sont détaillées dans le guide de l'Ademe, disponible dans les points de vente, ou sur un site dédié qui permet d'effectuer un comparatif rapide :  http://carlabelling.ademe.fr 

La voiture écolo, ça existe ?

Pas vraiment… Même les voitures électriques ont une empreinte écologique importante. Il y a cependant des différences entre les modèles quand on compare les rejets de polluants et gaz à effet de serre ou la consommation de carburant. Soulignons que les voitures les plus sobres ne sont pas les plus chères, loin s'en faut. Pour l'achat d'un véhicule neuf, vous pourrez en outre compter sur un bonus de 150 à 6300€, calculé en fonction des émissions de CO2 et directement déductible (ou un malus de 150 à 8000€ en cas de fortes émissions).

NB : en échange de la mise à la casse d'une voiture diesel mise en circulation avant le 1er janvier 2006, il existe une aide supplémentaire de 3 700 € pour l'achat d'un véhicule électrique (soit 10 000 € de bonus). 

 

A savoir : l’air conditionné (ou le chauffage) fait grimper en flèche vos émissions (+20 à 40% de carburant consommé).  Mieux vaut ouvrir les fenêtres…

L'éco-conduite permet de réduire la consommation de carburant. Voir par exemple : www.ecoconduite.org/intro.php  

ou www.consoglobe.com/25-conseils-reduire-consommation-essence-cg 

 

NB : Attention au nom précis du véhicule sélectionné : la consommation peut beaucoup varier d'un modèle à l'autre. Les données de consommation théoriques sont en outre sous-estimées et négligent de nombreux facteurs -consommation urbaine bien plus élevée, poids (plus une voiture est chargée, plus elle consomme), météo, climatisation/chauffage, mode de conduite, etc.