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Le tourisme est moteur de développement économique, mais fait dans le même temps peser une forte pression sur les ressources naturelles et l’environnement. La région méditerranéenne, première destination touristique du monde, dilapide ainsi ses ressources à un taux 2,8 fois supérieur à leur renouvellement. La gestion des ressources en eau, de la pollution, de l'énergie et des déchets, l’érosion des sols ou encore les émissions dues au transport sont autant de défis posés par le tourisme.

La promotion du tourisme durable est aussi un véritable enjeu économique car une zone touristique dégradée ne présente plus aucun attrait (pollution de l’eau qui empêche la baignade, aridification ou dégradation du paysage, etc.), et la région peut perdre une source importante de revenus. 

TOURISME DURABLE

  

L'écolabel signale que les hébergeurs prennent des mesures écologiques strictes, et notamment :

  • 80% min. d'ampoules de classe A ;
  • débit des robinets et douches inférieur ou égal à 9 l/min ;
  • aucun article de toilette jetable ;
  • sensibilisation des employés aux gestes éco-responsables dans leur travail.

D'autres labels apportent des garanties similaires ou approchantes : Clef verte, Green Globe, Ecogîte, Gîte Panda (WWF), Earth Check.


Idée reçue n°3 : le tourisme 3s (sea, sand & sun) est écolo

 

Un touriste sur les côtes méditerranéennes consomme 3 à 4 fois plus d'eau, de déchets et d'énergie qu'un résident, notamment à cause des hôtels et des activités touristiques (golfs, piscines, etc.). Certaines villes méditerranéennes ont dû installer des usines de dessalement, fortement polluantes et énergivores, pour faire face. Le tourisme a fait disparaître la quasi totalité des dunes de sable en Espagne et en Sicile à cause de la bétonnisation.

Evitez les destinations les plus fréquentées. Privilégiez sur place la mobilité douce (marche, bus, vélo, etc.). Pratiquez des activités à faible impact.  

Prenez des crèmes solaires labellisées (Ecocert, BDIH, etc.) et évitez les huiles solaires : l'huile forme un écran à la surface de l'eau et ralentit la photosynthèse des végétaux marins.

idée reçue n°1 - Le tourisme vert est forcément "écolo".

 

Nos vacances ont des impacts sur notre lieu de destination et ses habitants. Le fait même de voyager loin a un impact, notamment en termes d'émissions de CO2.

Partir se ressourcer en pleine nature n’est pas forcément écologique si on s'y rend en avion ou si les infrastructures touristiques ont été construites sans respecter la faune et la flore locales.

Quelques conseils pour passer des vacances « vertes » :

  • privilégiez les séjours moins fréquents mais plus longs ;
  • partez moins loin ;
  • choisissez de préférence un hébergement avec l’Ecolabel européen ou un label équivalent (clef verte, écogîte, green globe)

Idée reçue n°2 – Les vacances au ski respectent l'environnement. 

 

Les stations de sports d’hiver ont une forte empreinte écologique : remodelage des pentes, forte consommation d’eau et d’énergie, production de déchetstrafic automobile important…

On peut réduire son impact en séjournant dans une station respectueuse de l'environnement : l'écoguide de l’association Mountain Riders présente 45 stations de montagne dans les Alpes et les Pyrénées et les évalue selon une quarantaine de critères liés au développement durable (transport, aménagement, consommations d’eau, limitation et traitement des déchets, accessibilité aux personnes handicapées, etc.).

Autres astuces : privilégier le train pour se rendre sur place, louer le matériel de ski plutôt que d'acheter du matériel neuf, conserver ses bonnes habitudes et écogestes sur place.

Les grands principes du tourisme durable

1. Eviter l'avion et la voiture pour se rendre sur son lieu de vacances. Vélo et train sont les transports les plus écologiques, suivis du car, et à défaut, du covoiturage.

2. Choisir un hébergement écologique. Il existe des labels pour les hôtels, campings et chambres d'hôtes (Ecolabel européen, Eco-gîte, Clef verte, etc.). Beaucoup d'hôtels permettent de réutiliser sa serviette et ses échantillons : pensez à le demander.

3. Conserver ses réflexes éco-responsables : recycler, éviter les produits jetables (vaisselle, lingettes, etc.), consommer local, éviter le gaspillage, etc. Si possible, se renseigner à l'avance sur les consignes de tri locales, les possibilités de manger responsable, etc.

4. Respecter la faune et la flore locale. Ne touchez aucun oeuf ou animal sauvage ; évitez de semer déchets et restes alimentaires ou de pratiquer certaines activités à fort impact (ski nautique, plongée, etc.). 

5. Fuir les pièges à touriste, les activités touristiques peu authentiques, les "souvenirs" made in China, les objets issus d'espèces animales ou végétales menacées (corail, tortues, hippocampes, étoiles de mer, éponges, coquillages, bois de rose, etc.).

6. Partir pour des durées plus longues, moins souvent. Cela vous permettra aussi de mieux vous reposer et de prendre le temps de vraiment visiter. 

7. S'équiper pour limiter sa production de déchets : savon et shampoing solides, gourde, lingettes démaquillantes lavables, sac de courses, torchon, paille en inox, coupe menstruelle, etc. Ôtez au préalable les emballages qui vous encombrent et que vous ne pourrez pas forcément trier sur place. 

8. Réduire le poids de ses bagages en voiture ou en avion : le poids de chargement joue sur la consommation de carburant.

 

Idée reçue n°4 : Mes restes nourriront les animaux en forêt

 

Les restes alimentaires peuvent sembler inoffensifs car biodégradables, mais ils peuvent en réalité avoir des effets catastrophiques sur certains animaux sauvages, notamment les gâteaux, desserts sucrés et le chocolat qui peuvent être mortels en provoquant à faible dose du diabète ou des maladies hépatiques. 

Ne nourrissez pas les animaux dans la nature (pas non plus de pain pour les oiseaux qui gonfle dans leur estomac), et pensez à ramasser les barres chocolatées que vos enfants pourraient faire tomber !

Prenez toujours avec vous un sac plastique pour collecter vos déchets.