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Ecomobilité & tourisme durable

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Les transports représentent une part croissante des émissions de gaz à effet de serre (GES) : selon l'ONG Transport & Environnement, ils représentaient 21% des émissions de l’Union européenne en 1990 et 28% en 2008. Les émissions du secteur ont augmenté de 34% sur cette période (+110% pour l’aviation)[1], tandis que les émissions de l’industrie baissaient de 14% (NB : la baisse des émissions du secteur industriel s'explique en partie par la désindustrialisation de l'Europe, qui importe de manière croissante ses biens manufacturés).

Le volume croissant de nos importations alourdit encore ce bilan. 

 

La pollution dans les villes européennes est par ailleurs très préoccupante, car source de maladies respiratoires, de cancers, et d’aggravation des maladies cardiovasculaires : une étude de 3 ans menée dans 12 pays européens et coordonnée par l’Institut de veille sanitaire (le projet « Aphekom ») a montré que la population des grandes villes européennes pourrait gagner jusqu’à 22 mois d’espérance de vie en réduisant la pollution de l’air, et que les dépenses de santé pourraient diminuer de 31,5 milliards d’euros par an. Toutes les villes françaises analysées (y compris le Havre, Rouen et Strasbourg) dépassent le seuil de pollution préconisé par l’OMS [2].

La mobilité doit se réinventer pour répondre à ces défis. 

 


[1] http://www.aef.org.uk/uploads/EmIncTandE.pdf

[2] Dépêche AFP, 2 mars 2011, “la pollution de l’air en ville a un impact direct sur l’espérance de vie